‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 210 sur 348 · Ézêcli., xvii · texte numérisé non relu

Ézêcli., xvii

324 HISTOIRE DE PEUPLE D'ISRAËL. [595 av. J.-C]

prescrivant le molochisme \ Celte énormité n'est pas plus forte que quand lahvé égare les peuples, qu'il endurcit le cœur de Pharaon, qu'il inspire les faux nabis pour le malheur de ceux qui les écoutent.

Il est remarquable, cependant, que, dans Ézéchiel, la justice de lahvé est moins sommaire que dans les autres écrits hébreux. La conversion sincère entraîne l'oubli dupasse; on n'est pas responsable des crimes de ses ancêtres. Chacun n'est puni que pour ses méfaits. Celui qui se repent est sauvé, mais ne sauve pas les autres ^ On dirait que l'auteur veut protester contre l'idée chère à l'école de Jérémie, quela piété des nouvelles générations ne saurait effacer les crimes des pères. Les désespérés de Judée n'avaient qu'une explication des malheurs qui les accablaient malgré leur piété, c'étaient les crimes inexpiables de Manassès. Ézéchiel paraît craindre qu'on ne fasse l'application de ce principe à ses compagnons d'exil et que lahvé ne les rende responsables des méfaits des Hiérosolymites. Une ville coupable posséderait dans son sein trois hommes comme Noé^ Daniel et Job, ces trois hommes seraient sauvés par

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