‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 215 sur 348 · Ézécl'., xxiii · texte numérisé non relu

Ézécl'., xxiii

[505av. J.-C] LE ROYAUME DE JUDA SEUL. 329

Aux déportés de Mésopotamie, Ézéchiel ne trouve à prêcher que la patience. Absolument hostile à toute idée de révolte contre un pouvoir qui se présente à lui comme l'expression de la fatalité, ou pour mieux dire, de la volonté de lahvé, il veut qu'on en attende paisiblement la fin. Tous les prophètes de la captivité n'étaient pas aussi résignés. Les exilés sont coutumiers de se faire des illusions. Plusieurs des transportés de la Babylonie se croyaient à la veille du retour \ Des prophètes s'élevaient parmi eux, leur annonçant une prochaine délivrance. Les malheureux colons, leurrés par ces promesses, ne faisaient dans le pays de leur exil aucun établissement stable. Ils ne cultivaient pas les terres qu'on leur avait données. Ils s'envisageaient comme des déportés temporaires, susceptibles d'être rapatriés d'un jour à l'autre. On citait, en particulier, Achab fils de Qolaïah et Sidqiah fils de Maaseïah, qui, à ce qu'il paraît, provoquaient à la rébellion. Des mouvements comme celui de Hananiah de Gabaon, en Judée, devaient sûrement contribuer à exciter ces rêves d'un patriotisme s'aveuglant lui-même.

Cette fois encore, Jérémie se donna pour mission de décourager les espérances nationales. Il profita,

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