C'est-à-dire en adultérant le prophétisme
332 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [595 av. J. C]
mite, écrivit en ces termes au préfet du temple, Sefaniah fils de Maaseïah* :
lahvé t'a établi prêtre à la place du prêtre Joiada^, pour le bon ordre du temple, qui veut que tout homme fanatique et faisant le prophète soit mis au ceps et au carcan. Pourquoi donc n*as-tu pas repris ceJérémie d'Anatoth, qui fait le prophète chez vous, quand il nous a envoyé un message à Babel pour nous dire : « Cela durera longtemps. Bâtissez des maisons et demeurez y; plantez des jardins et mangez-en les fruits, i>
Sefaniah lut cette lettre devant Jérémie, qui répondit par un oracle sanglant contre Semaïah.
Mande à tous les déportés, et dis-leur : « Parce que Semaïah vous a prophétisé, sans que je lui en aie donné mission, et qu'il vous a fait mettre voire confiance dans le mensonge, voici ma vengeance sur Semaïah le Nchélamite et sur ceux de sa race : Nul d'entre eux ne demeurera au milieu de ce peuple, ni ne verra le bien que je veux lui faire, parole de lahvé ! car il a prêché la révolte contre lahvé !
C'est ici la plaie du prophétisme hébreu, du mahdisme musulman et en général de l'inspiration sémitique. Le mal suprême, selon le croyant, est de ne pas écouter Dieu parlant par son vrai prophète l Mais qui est ce vrai prophète? A quel signe le reconnaître? On n'a en réalité que son affirmation, laissant toujours la porte ouverte