‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 225 sur 348 · Voir t. 11, p. 149 et suiv · texte numérisé non relu

Voir t. 11, p. 149 et suiv

[595 av. J.-C] LE ROYAUME DE JUDA SEUL. 341

vue idéaliste et réformateur, qu'au point de vue matérialiste et populaire. L'écrivain anonyme dont nous parlions tout à Theure y est fort attaché*. Pas un prophète ne parle de la possibilité de k supprimer; nous verrons bientôt que l'unique pensée des anavim, après la destruction de 588, sera de le rétablir. C'est ainsi qu'il arriva que l'école en principe la plus hostile au temple devint fanatique du temple, que l'idée du culte pur, où Dieu n'a pas de maison, grandit à côté de la maison de pierre bâtie par Salomon. En réalité, comme nous l'avons déjà dit, le temple était devenu avec le temps une mosquée, un centre d'agitation religieuse. Les cours et les édicules qui l'entouraient avaient pris une extension énorme. Le prophétisme s'en était rapproché; le lévitisme nouveau qui s'était développé depuis Josias offrait aux idées anavites la matière inflammable la mieux préparée. A vrai dire, entre le groupe lévitique et le groupe prophétique, en ces années suprêmes, on ne distinguait pas beaucoup.

Tout ce petit monde, groupé autour du temple, vivait dans une activité morale qu'aucun autre temple de l'antiquité n'a sûrement excitée. Les lévites devenaient tous des saints, pétris en l'amour

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