‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 23 sur 348 · Ps. XIV, 1 ; LUI · texte numérisé non relu

Ps. XIV, 1 ; LUI

2. Le nom symbolique ^iXTW i^Prov. xxx, 1) semble une affirmation opposée à ces insensés. « El existe ».

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prophètes qui entourent Ézécbias, sans être entièrement maîtres de lui, consista à épurer, à éliminer des scrnûes. Le caractère essentiel du judaïsme est dès lors nettement marqué; c'est une réforme de puritains, une négation, une religion de mesures préventives et de précautions. Jamais l'ancien iahvéisme n'avait réussi à écarter absolument les superstitions, soit qu'elles vinssent des nomades antiques, soit qu'elles fussent des imitations des cultes chananéens et araméens. Les sages se contentaient de sourire de ces inepties, et ne trouvaient pas mauvais que leurs femmes eussent des petits dieux grotesques dans leurs poches et^ leurs bagages. Vers le milieu du vif siècle, on y regarda de plus près. Deux devoirs s'imposaient aux puritains, d'abord chasser tout ce qui n'était pas le iahvéisme, puis dégager le iahvéisme luimême des tolérances qui, selon les prophètes, en ternissaient la pureté.

La destruction du royaume et des sanctuaires du Nord donna au temple de Jérusalem une importance considérable. Jusque-là, comme nous l'avons dit, ce petit ^^«05 n'avait guère été que la chapelle particulière du roi de Jérusalem. Maintenant chaque jour voit grandir ses destinées. Il va devenir le sanctuaire national disraël tout entier; une piété

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ardente s'attache à lui; une foule de zélateurs se font un point d'honneur de sa pureté absolue. Isaïe pensait sans doute trop peu à cette petite maison de pierre pour qu'il ait pu lien conseiller au roi à ce sujet. On ne voit pas, d'ailleurs, que son habitude ait été de prendre les portiques voisins du temple pour lieu de ses prédications, ainsi que le firent d'autres écoles prophétiques. Le temple, sous Ézéchias, fut purifié, sanctifié, non embeUi ni développé K II lui arriva comme aune église du moyen âge, Saint-Pierre de Genève, par exemple, subissant l'influence de Calvin.. Il est possible que plusieurs des motifs de l'ornementation du temps de Salomon, à laquelle ne présida pas un goût très rigoriste, aient été soumis en ce temps à des retouches sévères, et peut-être ce fait, qui nous a surpris, d'absence de représentations figurées dans la description des décors du temple', vient-il, non du goût du fondateur, mais des actes de vandalisme , comme nous dirions, auxquels se livrèrent les zélotes d'un âge postérieur. On ne saurait, cependant, appuyer beaucoup sur cette hypothèse. Si de telles retouches eussent été considé-

1. Les amplifications des Chroniques (II, xxix et suiv.) sont sans valeiu' historique.

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