‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 24 sur 348 · Voir t. U, p · texte numérisé non relu

Voir t. U, p

30 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISUAËL. [710 av. J.-C]

rables, il semble bien que quelque texte nous en aurait gardé le souvenir. Nous connaissons, en effet, par un texte former, l'acte le plus hardi queTesprit' iconoclaste dicta aux nouveaux réformateurs.

Parmi les ustensiles du temple, Tobjet qui déplaisait par-dessus tout aux prophètes était ce qu'on appelait le nehustan (abréviation, avec jeu de mot, de nehas nehost, serpent d'airain), vieux talisman que Moïse avait, dit-on, fait fabriquer contre la piqûre des serpents. Les Israélites lui avaient jusque-là offert de l'encens comme à un dieuj et il n'est pas impossible que ce fût en effet une vieille image de lahvé, provenant d'un temps où l'on représentait ce dieu sous des formes empruntées à l'Egypte- . Ézéchias le fit mettre en pièces \ Il fallait pour une innovation aussi hardie un parti religieux bien fort. Le nehustan était une relique nationale de premier ordre, comme en France la sainte ampoule ou le goupillon de saint Éloi. La religion nationale est toujours superstitieuse. Le jour où Ézéchias ordonna de casser le serpent d'airain de Moïse, il fil ce que firent, en partie à son imitation, les protestants du xvp siècle,

Page 1