‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 235 sur 348 · Ézéch., xxvin · texte numérisé non relu

Ézéch., xxvin

[590 av. J.-C] LE ROYAUME DE JUDA SEUL. 353

l'ironie, la rage concentrée, aussi bien que la beauté des images et l'originalité du tour, font de ces morceaux de vrais chefs-d'œuvre littéraires. On ne peut cependant s'empêcher d'être choqué en voyant de si grossières injures prodiguées au profit d'une colère impuissante. 11 y a, en outre, quelque chose de ridicule dans l'attitude d'un frénétique, sautant de joie sur des désastres qui ne se sont pas réalisés. Nabuchodonosor, en effet, ne put prendre la ville insulaire*; il dut se contenter de ravager la ville continentale (Palétyr).

La fureur d'Ézéchiel contre l'Egypte n'est ni moins éloquente ni moins puérile ^ S'appropriant une image proverbiale % à laquelle le papyrus avait donné origine par sa fragilité, il annonça que l'Egypte serait cette fois-ci encore un roseau qui perce la main de celui qui s'y appuie. La prospérité de l'Egypte faisait aux iahvéistes fanatiques l'effet de Torgueil, et leur inspirait un vif déplaisir.

i. Ézéchiel lui-même le suppose, ch. xxix, 17 et suiv. Voir Miss, de Plién., p. 526-527, note. Pour les aulorités alléguées par Joséphe (Contre Apion, I, 21; Ant.,\, xi, 1) avec la préoccupation de confirmer Jérémie et Ézéchiel mal interprété, voir la note 2, p. 522 de notre tome II. Josèphe, du reste, dit seulement âîToXiopxTQaE.

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