Ézéch., XXIV
352 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [590 av. J.-C]
fini. Le prophète alors pourra recommencer à parler. Jusque-là il sera muet.
Une chose, d'ailleurs, pouvait consoler Ézéchiel des dangers que courait Jérusalem, c'était la certitude qu'il croyait avoir de la destruction des villes de la Phénicie *. Cette civilisation industrielle, riche, marchande, lui paraît le comble de l'abomination. Quand Sidon sera ravagée par la peste, que ses rues seront inondées de sang, jonchées de morts, alors on saura ce qu'il en coûte d'avoir souri de la présomption d'Israël. Alors il n'y aura plus, pour la vanité nationale d'Israël, a: d'épine qui pique ni de ronce qui blesse, de la part de ses voisins qui le méprisent y>. Avoir méprisé Israël, c'est avoir méprisé lahvé; cela ne peut s'expier que dans le
sang^
Tyr est également, aux yeux d'Ézéchiel, une ennemie personnelle de lahvé. Tous les peuples sont appelés à se liguer contre elle. Nabuchodonosor l'écrasera. Elle sera totalement détruite; les pêcheurs y sécheront leurs filets. Le ricanement,
1. Ch. XXVI, XXVII, XXVIII. Les dates des prophéties relatives à Tyr et à l'Egypte paraissent avoir été en partie faussées par les copistes. Elles sont inconciliables entre elles. Ézéchiel, du reste, semble n'avoir daté ces morceaux qu'après coup. Autre date erronée, ch. xxxiii, v. 21.