Allusion aux alliés de l'Egypte
A. Jér., ch. XXXII.
[590 av. J.-C] LE ROYAUME DE JUDA SEUL. 355
des hommes capables de porter les armes, soit pour plaire auxpiétistes en observant une loi du Deutéronome qui n'avait jamais été mise en pratique, on proclama l'émancipation de tous les esclaves hébreux \ Ce fut l'objet d'un pacte solennel conclu dans le temple, et auquel le roi prit part. Un taureau fut coupé en deux et, selon l'usage, les gens qui s'engageaient passèrent entre les deux moitiés de la victime^
C'était là sans doute une concession faite à Jérémie et aux partisans de la Thora. Un moment, en effet, on put croire que cet acte d'humanité avait porté bonheur à Juda.
Le secours de l'Egypte ne s'était pas jusque-là fait sentir; Ouafra laissait écraser séparément ses alliés, et on commençait à désespérer, quand on apprit qu'une armée égyptienne se montrait sur la frontière ^ Nabuchodonosor leva précipitamment le siège de Tyr et celui de Jérusalem pour se porter vers le Sud. L'opinion générale des prophètes était que les Égyptiens seraient défaits et que l'Egypte serait envahie. Ézéchiel poussa des cris de joie. Le grand jour de lahvé, le jugement des peuples païens,