Ch. XLiv
[585 av. J.-C] LE ROYAUME DE JUDA SEUL. 375
car ils répondirent assez impertinemment qu'ils accompliraient leurs vœux faits à la Reine du ciel, comme ils avaient accoutumé de le faire, eux, leurs pères, leurs rois, leurs chefs, dans les villes de Juda et les rues de Jérusalem, au temps heureux où l'on avait du pain, tandis que, depuis qu'ils ont cessé d'encenser la Reine du ciel et de lui offrir des libations, ils manquent de tout. — Il n'était pas facile de sortir logiquement de ce cercle vicieux. Le iahvéisme était pris dans ses propres arguments. Jérémie assigna aux incrédules un signe qui devait les convaincre, c'est que Ouafra serait livré à ses ennemis, comme Sédécias avait été livré à Nabuchodonosor^ Il n'osait plus dire, comme il l'avait dit peu auparavant, que Ouafra serait livré à Nabuchodonosor; car Nabuchodonosor cessait d'être en vue. Il se servait d'une formule vague qui, vu les péripéties du temps, ne pouvait manquer de se réaliser tôt ou tard \
Le judaïsme se trouva ainsi totalement décapité en Palestine. Jérusalem n'était qu'un tas de décombres. La campagne conserva la plus grande