‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 273 sur 348 · II Rois, XXIII, 8 et suiv. Voy. ci-dessus, p · texte numérisé non relu

II Rois, XXIII, 8 et suiv. Voy. ci-dessus, p

3. Ézéch., XLiv, 10 et suiv. ; xlviii, 11 et suiv. A. Ézéch., XLV, 5, corrigé d'après le grec.

410 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [575 av. J.-C.|

qui constitua, au moment où il fut conçu, la plus complète des innovations. Jusque-là aucune distinction absolue n'avait été faite entre les prêtres et les lévites. Ézéchiel, mû sans doute par d'anciennes haines de sacristie remontant au temps de sa jeunesse sacerdotale, ne reconnaît comme véritables prêtres que les descendants de l'aristocratique Sadok. Cela était conséquent. Ézéchiel voulait une théocratie sacerdotale. Un corps de prêtres qui concentre entre ses mains toute l'autorité ne peut être nombreux. Ézéchiel n'arriva pas, au moins avant 575, h l'idée de ce grand prêtre héréditaire que connurent les temps postérieurs; mais il y touchait presque. En tout cas, Ézéchiel fut, sans le savoir, le père d'un mot qui eut un rôle considérable dans l'histoire. Sadoki fut par son fait la désignation du prêtre riche, orgueilleux, dédaigneux des pauvres gens. De là vint sadducéen, La concentration du sacerdoce lucratif en un petit nombre de mains ne pouvait avoir que de mauvais effets. Une aristocratie sacerdotale devient vite irréligieuse et mécréante. Le long rituel imaginé par Ézéchiel^ est bien moins l'œuvre d'un prophète que d'un prêtre. On y sent les préoccupations de l'homme qui a été mêlé aux sacrifices, a vu les abus des coutumes établies,

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