Ézéch., XLI, 1 et suiv.; xlviii, 8 et suiv
[575 av. J.-C.J LA CAPTIVITE DE BABYLONE. 409
triques, constituaient une énorme difficulté. Nous avons vu Jérémie et] le Deutéronome trancher la question de la manière la plus radicale. Tout prêtre, à leurs yeux, est un lévite, ou, comme ils disent, (( un prêtre lévitique^ ». L'égalité paraît régner entre ces prêtres lévitiques. Ce fut là, sans doute, l'expression d'un souhait, bien plutôt que l'assertion d'un fait. Le rédacteur du Livre des Rois, en effet", accentue la différence. Ëzéchiel en dresse la théorie. Les prêtres sadokites sont seuls légitimes à ses yeux. Les lévites, ayant été les ministres de cultes illégaux% sont des servants d'un ordre inférieur; ils ne figurent pas dans les sacrifices publics. Ils doivent habiter des villages à part aux environs de Jérusalem \ Quant aux prêtres sadokites, ils sont égaux entre eux. Les sacrifices et les fêtes sont plus largement développés chez Ëzéchiel que dans le Deutéronome; la dime n'existe pas. Il est pourvu à la subsistance des prêtres par les prémices et par les redevances en nature sur les sacrifices.
Tel est ce code de la théocratie, auquel les législateurs qui suivirent n'ont presque rien ajouté, mais