Lévit., XXV, 20 etsuiv
3. L'année sabbatique fut pratiquée après l'exil (Néh., x, 32; I Macch., VI, /i9, 53; Josèphe, Ant,, XIII, viii, 1 ; XIV, x, 6, 16 ; XV, I, 2; B. J., I, II, 4-), sans doute avec bien des atténuations; l'année jubilaire ne le fut jamais.
[570 av. J.-C,| L A G A P T I V n É DE B A B Y L 0 N E. 423
jubilaire, aussi éloignées que possible de toute pensée d'application, sont des sœurs évidentes de la Jérusalem chimérique et de la topographie sacrée d'Ézéchiel. Ce ne sont pas là les desiderata d'une époque de restauration telle que fut celle de Zorobabel et de Josué fils de Josadaq. Ce sont les fruits d'une époque où les utopistes israélites, dont le plus grand, sans comparaison, fut Ézéchiel, travaillaient dans le vide et n'étaient pas un moment arrêtés par le souci du possible. Le plan d'Ézéchiel renferme, en effet, une allusion évidente à l'idée de l'année jubilaire^ , non encore sous le nom qui la désigna plus tard officiellement.
Une hypothèse qui groupe bien toutes ces données convergentes est de supposer que, près d'Ézéchiel et sous son influence, il s'écrivit une Vie de Moïse, compilée d'après les textes anciens, avec toutes les additions que les besoins du temps rendaient nécessaires. La forme était, en quelque sorte, anecdotique. Chaque solution légale était amenée par un cas qui était censé s'être présenté à Moïse ou à Josué. Ces solutions étaient toutes conçues dans un sens favorable aux prétentions du haut sacerdoce aharonide et avec une nuance prononcée de haine contre les officiants du temple ou Beni-Qorah. Là figu-