‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 281 sur 348 · iNonibrcs, xxvii, xxxvi; Josué, xvil · texte numérisé non relu

iNonibrcs, xxvii, xxxvi; Josué, xvil

[570 av. J.-C] LA CAPTIVITÉ DE BABYLONE. 425

léronomique, puis dans la forme lévitique ou sacerdotale\ Le Décalogue lui-même, qui avait été repris par le Deutéronome, fut repris deux ou trois fois par les remanieurs sacerdotaux^

L'esprit moral du Lévitique diffère peu de celui du Deutéronome. Le fanatisme et le formalisme sont les mêmes \ L'impression laissée par les réformateurs de 622 avait été telle que, cinquante ans après eux, on ne faisait que les répéter. La pitié, l'humanité, sont poussées aussi loin que possible, toujours, naturellement, dans le sein de la famille Israélite. Le pauvre est entouré de tant de garanties qu'on se demande quelle serait, dans une société faite sur ce modèle, le privilège du riche. La terre n'est pas réellement vendue*; elle n'appartient qu'à Dieu; le propriétaire n'est que le tenancier de Dieu. Celui qui est forcé de vendre sa propriété garde de telles hypothèques sur elle qu'on ne voit pas bien qui sera tenté de l'acheter. Le chapitre xxv du Lévitique est un vrai titre de code civil,

i. Ainsi la loi sur les villes de refuge : première forme, Exode XXI, 13; deuxième forme, Leut., xix, (cf. iv, 41); troisième forme. Nombres, xxxv, et Josué, xx.

2. Exode, xxxiv, et même dans le petit Lévitique (voir ciaprès, p. 430-432.

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