Is.,xiii, 1— XIV
[550 av. j.-C] LA CAPTIVITÉ DE BABYLONE. 447
Lameiitez-vous, car le jour de lahvé est proche; Le ravage vient du Tout-Puissant *,
Voyez toutes les mains sont paralysées,
Tout cœur d'homme se liquéfie ;
Les convulsions s'emparent d'eux 2,
Les douleurs les saisissent ;
Ils se tordent comme une femme en travail,
Ils se regardent l'un l'autre stupéfaits,
Leurs visages sont en feu...
Car je vais punir la terre de ses méfaits, Et les méchants de leurs crimes.
Je vais faire cesser l'orgueil des insolents, Humilier l'arrogance des forts...
Tous alors seront comme la gazelle éperdue, Comme le troupeau que nul ne tient assemblé. Chacun retournera vers son peuple, Fuira vers sa terre 3.
Quiconque y sera découvert* sera égorgé, Quiconque s'y blottira, tombera par l'épée. Leurs enfants seront écrasés à leurs yeux, Leurs maisons pillées, leurs femmes violées.
Voici que je fais lever contre eux les Mèdes, Qui ne font point cas de l'argent Et ne tiennent pas à l'or ^..
Et Babel, l'ornement de l'empire,
Le bijou de l'orgueil chaldéen,
Sera comme Sodome et Gomorrhe, quand Dieu les renversa...