C'est-à-dire : Mettez-vous à la tête de Pémigration
456 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [540 av. J.-C]
C'est Dieu qui excite les rois de Madaï; il a son temple à venger. Le inonde se donne rendez-vous pour écraser Babel. Quand éclate le cri : « Babel est prise y>, la terre tremble; Técho s'en répand parmi les nations. Les fuyards vont annoncer à Sion la vengeance de L^hvé, la punition des destructeurs du temple. Les captifs retrouveront leur liberté; les péchés de ceux qui auront été ainsi épargnés seront effacés. Le marteau du monde entier sera brisé.
Voici qu'un peuple va venir du Nord ; une grande nation, des rois nombreux se metlent en mouvement depuis les extrémités de la terre. Ils tiennent en main Tare et le javelot ; ils sont cruels et sans pitié. Le bruit qu'ils font est comme celui de la mer qui mugit. Ils sont montés sur des chevaux rangés en bataille. La rumeur en est arrivée au roi de Dabel, et ses bras ont défailli; l'angoisse l'a saisi.
Fuyez, sortez de Babel, sauvez-vous tous, afin de ne pas périr pour son crime... Elle enivrait la terre entière; toutes les nations buvaient de son vin. Nous avons voulu guérir Habel ; elle est inguérissable. Abandonnez-la; que chacun retourne en son pays. On racontera en Sion ces miracles de la main de lahvé...
Tu étais pour moi une massue, une arme de guerre; avec toi j'écrasais les nations, je détruisais les royaumes ; avec toi j'écrasais le cheval et son cavalier; avec toi j'écrasais le char et celui qui le montait; avec toi j'écrasais l'homme et la femme; avec loi j'écrasais le vieillard et l'enfant ; avec toi j'écrasais le jeune homme et la vierge ; avec toi j'écrasais le berger et son troupeau ; avec toi j'écrasais le laboureur et son attelage ; avec toi j'écrasais princes et capitaines. Tout le mal que tu as fait à Sion, je te le rends.
[540 av. J.-C] LA CAPTIVITÉ DE BABYLONE. -457
Levez le fanion. Faites sonner le clairon parmi les peuples. Appelez les nations à la guerre ! Convoquez les royaumes d'Ararat, de Minni et d'Askenaz K.. Appelez les rois de Madaï... 0 toi, qui habites sur les grandes eaux^ ville aux trésors, ta fin est venue ; c'en est fait de tes richesses ^
Les portes de Babylone sont enfoncées; le roi ne s'en doute pas encore. GouiTier sur courrier, message sur message, lui apportent la nouvelle que sa ville est prise, que les passages sont occupés, que les lagunes sont en feu, que la terreur s'est emparée des soldats.
Sion alors réclame sa chair et son sang des habitants de Babel. lahvé a une affaire d'honneur à régler avec Bel, son rival, qui a dans son temple les vases sacrés de Jérusalem. Il lui fera dégorger ce qu'il a englouti; alors les peuples cesseront de venir à ce faux dieu.
Les murs de Babel tombent. Partez de là, mon peuple. Sauvez -votre vie de devant la colère de Lahvé. Que votre cœur ne défaille pas. Ne vous effrayez point des bruits qui se répandent sur la terre; cette année, c'est un bruit; l'année prochaine, ce sera un autre bruit. Le monde est à la violence; potentats conire potentats... Vous qui avez échappé à l'épée, partez, ne vous arrêtez pas ; songez de loin à lahvé ; que Jérusalem vous monte au «œur.