Is., LXV, LXVI
H. Is., LVI, LVII, LIX, LXII.
[535 av. J.-C] LA CAPTIVITÉ DE BABYLONE. 509
les ravins, les félichismes les plus ineptes, trouvaient, à ce qu'il paraît, de la faveur parmi les exilés. Les classes supérieures, en particulier, sont sévèrement traitées par le Second Isaïe. Israël a de mauvais chiens, qui gardent mal le troupeau*, de mauvais bergers, gloutons, dormeurs, ivrognes. Un moment le prophète désespère et proclame heureux ceux qui meurent; ils entrent dans la paix, et ne voient plus le ma\\ Puis il se fortifie dans sa vocation, qui est d'annoncer aux anavim la bonne nouvelle, de proclamer Tannée de délivrance, de panser les cœurs blessés^.
Ce qui créait surtout des obstacles aux vœux des enthousiastes, c'est que beaucoup d'Israélites avaient pris leur parti de l'exil, et se trouvaient bien en Babylonie. Grâce à leur dextérité pratique, ils avaient su trouver, dans une ville de luxe et de plaisir, mille moyens de faire fortune. Peu sensibles aux souvenirs religieux de Sion, ils n'étaient nullement tentés de quitter un pays qui garderait longtemps encore toute son importance, pour une lisière de terrain condamnée à rester éternellement pauvre, resserrée qu'elle est entre la mer