‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 339 sur 348 · Is., Lxi, 1 et suiv · texte numérisé non relu

Is., Lxi, 1 et suiv

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et le désert. Il semble même qu'à un certain moment, on vit éclore une idée singulière, ce fut de bâtir àlahvéun temple en Babylonie. L'indignation des zélés ne put se contenir. Il fut décidé que, dans un tel temple, s'il se bâtissait, le sacrifice de la bête la plus pure vaudrait le sacrifice d'un porc, et que les actes du culte légitime y seraient aussi infâmes qu'un acte d'idolâtrie ou un sacrifice humaine

Ce sont souvent les fanatiques, ce ne sont pas toujours les esprits délicats qui se trouvent être au droit fil des solutions que veut l'avenir. Peut-être y avait-il dans le parti opposé au retour plus de jugement et de raison que dans l'opinion des piétistes. Le grand argument des partisans du retour, savoir que, depuis la cessation des miracles, l'accomplissement des prophéties était le grand signe\ laissait beaucoup à désirer. Les prophètes se rendaient souvent insupportables par leur assurance et les subtilités qu'ils employaient pour n'avoir jamais de démentis de la part des faits .

Beaucoup d'esprits éclairés étaient en réaction contre l'esprit étroit de Jérémie et des prophètes

l.Is., Lxvi, 1-3. Selon d'autres interprètes, il s'agirait là de cette idée familière aux prophètes, que les sacrifices, le temple même, sont de peu de valeur.

2. Is., XLi, 21 et suiv., 26; xuii, 9 et suiv.; xliv, 7 et suiv.; XLV, 21 ; XLVi, 10 et suiv. ; XLViii, 3 et suiv.

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acrimonieux, qui n'avaient su que prédire des malheurs, dont plusieurs, du reste, ne s'étaient pas accomplis. Le lahvé de la vieille école paraissait dur, fataliste, obstiné. On voulut un lahvé revenant sur ses prédictions par respect pour la liberté des hommes. On se représenta comme assez plaisant l'embarras qu'éprouveraient ces prophètes atrabilaires le jour où les hommes s'aviseraient de se convertir et où il plairait à Dieu de leur pardonner. Quelques mauvais plaisants pariaient que ce jour-là les prophètes de malheur seraient désolés et diraient son fait à lahvé, qui n'accomplissait pas ses menaces \ Telle est la pensée fondamentale du Livre de Jonas, le seul livre de la littérature hébraïque à propos duquel on soit amené à prononcer le mot de drôlerie.

L'auteur a voulu inculquer cette idée qu'il n'y a qu'un seul Dieu du monde, c'est lahvé. Dieu paternel pour toutes ses créatures, qui se repent quand il a pris des résolutions trop sévères, pardonne toujours à la pénitence et retire ses menaces quand elles ont atteint leur objet, la conversion du pécheur. Il suppose que l'ancien prophète d'Israël, Jonas fils d'Amittaï% reçoit l'ordre de lahvé d'aller

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