Is., L
516 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISPiAËL. [535 av. J.-C.J
patrie, que les autres seraient exterminés ou misérables. Il est probable que plusieurs Psaumes durent leur existence à cet état troublé de la conscience israélite. Quelques uns des morceaux qui nous charment le plus dans là collection des tehillim furent peut-être l'ouvrage de l'anonyme môme qui a eu l'honneur de fixer les pensées les plus fines, les meilleures et les plus durables d'Israël^ La possession de la terre y est présentée comme le bien suprême, les promesses de lahvé sont attachées à la terre ; ceux-là seuls en bénéficieront qui rentreront dans la terre.
Les lévites paraissent avoir beaucoup poussé au retour. Leurs rangs s'étaient grossis d'un assez grand nombre d'étrangers, qui, admis dans la famille israélite en qualité de « servants de lahvé », furent vite considérés comme des esclaves sacrés\ C'est ce qu'on appelait les nethinim ou oblals^; beaucoup de pauvres gens s'affiliaient à cette congrégation d'humbles personnes pour avoir de quoi vivre. Gela grossissait encore la masse