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66 HISTOIRE DU PEUPLE D ^ISRAËL. [710 av. J.-C.J
que le Psaume xv\ où l'on énumérait en quelques lignes excellentes les devoirs du serviteur de lahvé. Isaïe affectionnait ces sortes de résumés ^ Il n'y avait pas, pour ces commandements de Dieu, de texte consacré, de rédaction unique; mais le fond était bien toujours le même, et, quand on parlait de la « Loi de Dieu », tout le monde savait de quoi il s'agissait. On verra plus tard comment ce noyau législatif prit d'énormes développements, et comment, grâce à des additions successives, le livre des légendes sacrées, étant devenu principalement un livre de lois, arriva, par une syllepse hardie, à s'appeler la Thora,
On peut admettre que le vieux livre, du temps d'Ézéchias, se terminait par le cantique censé de Moïse qui occupe aujourd'hui le chapitre xxxii du Deutéronome, morceau dont la rhétorique rappelle celle des prophètes de l'époque classique. Une seule pensée y domine : le bonheur ou le malheur d'Israël seront toujours en proportion de sa fidélité à la loi de lahvé. Ce morceau semble originaire du royaume du Nord, et on croit en retrouver l'écho dans Osée et Isaïe. Il est douteux, cependant, qu'il figurât dans le jéhoviste. C'est un