‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 48 sur 348 · III · texte numérisé non relu

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82 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [710 av. J.-C.|

témérité, écrase à coups de foudre l'orgueil de rhomme qui prétend comprendre quelque chose aux œuvres de Dieu. Job s'humilie; Dieu le rétablit dans son premier état, lui rend même tout au double; au lieu de sept fils, il en a quatorze; au lieu de trois mille chameaux, il en a six mille. Il meurt rassassié de jours.

Le trait de génie de ce poème, c'est l'indécision de l'auteur, en un sujet où l'indécision est le vrai. Toutes les solutions sont essayées par les interlocuteurs; aucune n'est définitivement retenue. Tantôt la justice retrouve son compte dans l'ensemble de la tribu; tantôt la famille est l'unité qui explique tout. Un homme inique peut prospérer, c'est vrai; mais ses enfants sont peu considérés après lui; on tire de leur ventre avec des crocs les richesses mal acquises de leur père. A quoi Job répond que c'est là une sanction peu efficace, puisque, dans le scheol, on ne sent rien, on ne voit rien, on ne se souvient de rien^

L'auteur est-il même entièrement satisfait du dénouement qu'il propose? On en peut certes douter. Mais ce dénouement est bien celui qu'exigeait la pensée hébraïque. Le livre de Tobie, frère

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