‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 80 sur 348 · Allusion à Ps. xxxvii · texte numérisé non relu

Allusion à Ps. xxxvii

[660 av. J.-C] LE ROYAUiME DE JUDA SEUL. 133

Moi, je suis un ver et non un homme,

L'opprobre de tous, le méprisé du peuple.

Tous ceux qui me voient se moquent de moi,

Ricanent des lèvres, hotîhant la tête :

« Il a remis ses affaires à lahvé, que lahvé le sauve 1

€ Qu'il le délivre, puisqu'il Taime ! »

C'est toi qui m'as tiré du ventre de ma mère,

Qui m'as fait reposer en confiance sur son sein.

J'ai été jeté sur toi dès ma naissance;

Dès le sein de ma mère, tu as été mon Dieu.

Ne t'éloigne pas de moi; car l'angoisse est proche,

Et nul n'est là pour m'aider.

Des taureaux nombreux m'environnent,

Les colosses de Basan m'assiègent;

Ils ouvrent contre moi leur gueule.

Comme des lions déchirants et rugissants.

Je m'en vais comme de l'eau,

Tous mes os se disloquent.

Mon cœur est comme une cire

Qui fond au milieu de mes entrailles;

Mon gosier est sec comme un tesson.

Ma langue adhère à mes dents;

Tu m'envoies rouler dans la poussière de la mort.

Car des chiens m'environnent,

La bande des méchants tourne autour de moi,

Comme un lion, [ils broient] mes mains, mes pieds i.

Quand je raconte ce que je souffre 2,

Ils me toisent, me regardent.

Ils se partagent déjà mes habits.

Ils jettent le sort sur mon vêtement.

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