‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 85 sur 348 · Passage à corriger · texte numérisé non relu

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[650 av. J.-C] LE ROYAUME DE JUDA SEUL. 139

commande de ne pas abandonner ses serviteurs. On ne loue pas Dieu dans le scheol; les morts n'ont aucun sentiment. En laissant un de ses serviteurs descendre au scheol, lalivé se prive donc d'un louangeur*. Il n'y a pas de torture qu'Israël ne se soit donnée pour éviter l'idée que toutes les autres religions ont acceptée avec une étrange facilité, la vie au delà de la mort. Les réparations d'outre-tombe lui parurent chimériques, jusqu'à ce que le sort des martyrs les imposa, au temps des Macchabées, comme une nécessité. Les angoisses du temps de Manassès, quoique terribles, ne furent pas assez fortes pour ébranler Israël en ce qui lui paraissait une évidence absolue.

Peut-être doit-on rapporter à ce temps de difficultés extrêmes le livre qui jeta les premiers fondements de la légende de Daniel. Ézéchiel, vers 590, place Daniel parmi les hommes accomplis, avec Noé et Job^ Le livre qui a fait la célébrité de ce personnage n'était pas celui qui figure maintenant dans le Canon ^ Le Daniel primitif, comme son nom, combiné avec les passages d'Ézéchiel, l'in-

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