Ch. I. Comp. Jér., XLV
[030 av. J.-C] LE ROYAUME DE JUDA SEUL. 151
Au milieu d'elle coucheront des troupeaux, des bêtes de toute sorte; le pélican, le hérisson passeront la nuit sur ses chapiteaux; la voix des oiseaux chanteurs s'entendra aux fenêtres ; le seuil [des palais] sera couvert de décombres, car les toits de cèdre auront été brisés *. Voilà ce qu'est devenue la ville légère, assise en son étourderie, qui disait en son cœur: « Moi, et hors de moi rien ! d Comment s'est-elle changée en un lieu de dévastation, un gîte pour les bêtes? Quiconque passera sifflera sur elle, l'insultera de la main.
Presque toujours le prophète Israélite, en annonçant les colères de lahvé, a en vue la force qui doit servir de minisire à lahvé. Pour Isaïe et les prophètes de son temps, le spectre noir était toujours l'Assyrie. Vers le milieu du vif siècle, Tempire d'Assyrie étant ébranlé, les exécuteurs des sentences de lahvé sont les barbares innommés (Mèdes et Scythes) qui menaçaient Assur du côté du Nord et de TEst. Les Scythes, dans les temps de la minorité de Josias, exercèrent dans toute l'Asie antérieure une domination dont le petit royaume de Juda dut s'apercevoir^ Cette domination, cepen-