Hérodote, III, U
2. C'est la nuance du mot zédim fréquemment employé à cette époque pour désigner les ennemis des saintes gens :
saints, la guerre était à mort. Les femmes, en général, prenaient parti pour les lécim et se moquaient des dévols. Les piétistes prétendaient que, pour les punir d'avoir trop d'esprit, lahvé ne leur donnerait pas d'enfanls*. Pour bien comprendre cela, il faut avoir vu combien le musulman puritain est le contraire d'un homme du monde. L'idée de niaiserie attachée à la dévotion, le respect humain, comme on l'entend dans nos pays, est un non-sens dans les pays musulmans. Loin que la religion y entraîne avec elle le moindre ridicule, c'est l'homme exact en religion qui y passe pour l'homme comme il faut.
Les époques de compression religieuse ne sont pas pour les hommes pieux des époques désagréables. Le principal défaut des Juifs est d'aimer à se vexer; ils passent leur vie à se brouiller et à se réconcilier les uns avec les autres. Une révélation avec laquelle on se croit sûr d'avoir raison est le meilleur prétexte pour la haine. La Loi, odieuse aux libertins, procurait le repos parfait à ceux qui l'embrassaient de cœur. On avait des joies infinies, surtout celle de voir la honte et les disgrâces de ses
homines protervi. Ps. lxxxvi, 14; cxix, 21, 51, 69, 78; xix, 1 i ; plusieurs fois Mal., m, 15, 19.