Jos., Ant., XI, VIII, 2; II Macch., vi, 2; Jean, iv
3. Le Jaddous de Josèphe étant sûrement ici le Joïada de Néhémie, Manassé était fils, non frère du grand-prêtre.
A. Voir ci-dessus, p. 91-92. Les détails du récit de Josèphe (Ant., XI, ch. VII et viii; Cf. XII, v, 5; XIII, m, 4) sont tous faussés par sa chronologie erronée.
résulterait de certains récits que Manassé provoqua une émigration des Hiérosolymites que la rigueur de Néhémie sur les mariages mixtes mécontentait; Sanballat, de son côté, les aurait attirés en leur donnant des terres et de Targent*. Ce mouvement d'émigration se continua, paraît-il, dans les siècles suivants. La violation du sabbat, Tusagede viandes défendues, les manquements à des préceptes religieux, entraînaient de cruelles pénalités. Pour les éviter, on se sauvait et on se faisait samaritaine
Chaque pas dans la voie du puritanisme et du particularisme était ainsi un pas de plus dans la voie du schisme. Les gens raisonnables des deux fractions d'Israël s'entendaient. Mais le fanatisme juif ne voulait que la séparation. Ce schisme funeste pour le judaïsme fut bien l'œuvre de Jérusalem. L'histoire religieuse nous montre que tous les schismes ont leur origine dans l'esprit de séparation des orthodoxies.
Le samaritanisme resta, d'ailleurs, toujours quelque chose d'assez médiocre, comme un plagiat du judaïsme proprement dit. Il n'en sortit rien de fécond. Sa meilleure fortune fut que Jésus