‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 117 sur 274 · Voir t. IIÏ, p · texte numérisé non relu

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lateur primitif, Zerdust, nom dont les Grecs firent Zoroastre^ Au temps où la légende de Moïse recevait, chez les Hébreux, ses derniers traits, la Perse se donnait un cycle de mythes religieux tout à fait parallèle\ Ces similitudes, jointes à beaucoup d'autres, devaient établir un lien de plus en plus étroit entre les Juifs et les Iraniens. Il est sûr que le contact prolongé finit par amener quelques emprunts réciproques; mais, comme le zoroastrisme survécut de beaucoup à la conquête d'Alexandre, il faudrait se garder de rapporter ces emprunts à la période achéménide. Le messianisme persan doit peut-être beaucoup au messianisme juif; mais l'époque perse de l'histoire d'Israël est justement la moins portée vers le messianisme. Quoi qu'il en soit, le messianisme, l'apocalyptisme, la croyance au règne de mille ans, doivent être rapprochés des idées de l'Iran ^ S'il n'y eut point de contact entre ces deux développements, c'est là sûrement un des exemples les plus frappants de syncrétisme

1. Platon, Alcib.j i, 17 ; Aristole, d'après Diog. Laërte, proœm., n" 2 et n« 6.

2. Les livres zends que nous possédons paraissent présenter une rédaction plus moderne, du temps des Sassanides, un Talmud plutôt qu'une Bible.

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