Kuencn, Hist. critique^ t. I, p
2. Reuss, Chron. eccl., p. 27 et circa; Kuenen, op. cit., p. 167 et circa.
3. Les livres d'Esdras et Néliémie, dans leur état actuel, doivent être considérés comme faisant suite aux deux livres des Chroniques, fort inexactement dits Paralipomcnes.
liturgiques du second temple aient existé depuis le temps de David et de Salomon. En général, il transporte tout ce qui concerne le second temple au premier. Une foule de ses assertions ont pour but de donner une base aux prétentions des lévites. Tout sentiment politique et militaire lui est étranger. Israël n'a pas remporté une seule victoire; lahvé a quelquefois tué des milliers d'hommes pour lui.
L'esprit de l'auteur des Chroniques est des plus étroits, ses procédés intellectuels sont des plus mesquins. Jamais on ne poussa plus loin l'étourderie, l'inattention dans l'emploi des sources. Aucun écrivain n'a répandu plus d'erreurs dans le monde que ce misérable compilateur. Il lisait mal, et, du reste, les manuscrits qu'il avait sous les yeux étaient très défectueux. On ne saurait imaginer un plus pauvre philologue, un plus pauvre critique, un paléographe moins habile ^ Souvent, d'ailleurs, ses fautes sont volontaires; ce sont des changements introduits de propos délibéré, pour servir le zèle religieux etl'amour-propre national. Plusieurs récits sont de son invention et sentent le fanalicKS, l'habitué d'un temple. Il est surtout