Jos., Ant., XI, VII
pérer, un État où les provinces n'avaient ni guerre ni politique à faire. Les règnes de Darius et de Xerxès, en particulier, restèrent comme l'époque brillante où Ton aimait à placer les romans*. L'Achéménide avait reconnu qu'il devait son empire à lahvé; que fallait-il de plus? Jérusalem se développa médiocrement; mais la race juive gagna comme de l'huile dans toutes les petites villes de Juda, de Benjamin, de Dan, même du pays des Philistins. La Galilée était peut-être déjà entamée. Les relations avec la cour de Suse paraissent avoir été bonnes. La Judée ne souffrit pas sensiblement des défauts qui minaient cette grande machine. Le despotisme ne lui déplaisait pas^ lahvé n'était-il pas le plus grand des despotes? Les Juifs d'Orient ne tiraient, ce semble, de ce despotisme que deS profits. L'histoire d'Esther, si elle avait quelque solidité, montrerait que le beau ciel achéménide eut bien quelques orages; mais nous croyons justement^ que cette histoire est un pur agada ei ne renferme aucun élément de réalité.
L'état matériel de Jérusalem était très mesquin,
1. Esther, i, 1; III Esdras, ch. m et iv, Iiisloire des pages de Darius; Del et le Dragon, commencement.