‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 151 sur 274 · Jos., Contre Apion, II · texte numérisé non relu

Jos., Contre Apion, II

prétendit que Séleucus Nicator, en reconnaissance des services militaires qu'ils avaient rendus, donna aux Juifs, dans toutes les villes qu'il bâtit, le droit de cité et des privilèges égaux à ceux des Macédoniens et des Grecs \ Tout cela est suspect; ce qui est vrai, c'est que les Juifs trouvaient dans ces villes neuves un champ approprié à leur activité et s'y portaient en masse. En Judée, la vie était pauvre et dure; l'agriculture chétive, le commerce nul; les charges très lourdes. Les émigrés avaient tous les avantages du judaïsme, sans en avoir les inconvénients. La colonie juive d'Antioche n'eut pas l'éclat de celle d'Alexandrie ; ce fut le christianisme qui fit de cette ville, au i" siècle de notre ère, une ville humanitaire au premier chef. Les guerres entre l'Egypte et la Syrie avaient pour la Palestine les conséquences les plus graves. Le pays élait sans cesse piétiné par les belligérants (264 et suiv.). Bien différents de la conquête romaine, les royaumes grecs ne surent pas garantir la paix aux populations, et c'est pour cela sans doute que les populations les défendirent peu énergiquement. L'Orient, d'un autre côté, se réveillait. En 256, la Perse sortit du monde grec

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