‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 152 sur 274 · Jos., Ant., XII, m · texte numérisé non relu

Jos., Ant., XII, m

par la fondation de la dynastie arsacide. Le vieil Iran, cependant, ne ressuscita qu'à demi. Ce n'est que par les Sassanides qu'il retrouva sa vieille vie nationale. On était loin des quatre cents ans de paix que Rome donna au monde. Les terreurs renaissaient chaque année. Les Samaritains, de leur côté, étaient pour Jérusalem des ennemis de toutes les heures. Dès que la fortune leur souriait, ils ravageaient les terres juives, faisaient des razzias de captifs*. Ils trouvaient dans leur organisation militaire des moyens de nuire que n'avait pas le pacifique Juda. Celui-ci se vengeait par d'éternelles récriminations; c'était un peu l'analogue des chrétiens d'Orient, toujours se plaignant des méfaits de leurs ennemis, numériquement plus faibles qu'eux, et leur prodiguant d'atroces injures ^ En somme, cependant, le judaïsme florissait. Le pouvoir des grands-prêtres était absolu dans tous les ordres ^ Les grands-prêtres Onias F, Siméon P', Éléazar, Manassé, Onias II, présidèrent à la nation avec dignité.

Dans Jérusalem et aux environs immédiats, l'hellénisation était faible. Elle fut très forte dans

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