Schûrer, II, p
5. Mischna, Megilla,u, 1,4; iv, 1-6; Zunz, Die gottesdienstlichen V^rtrœge, p. 3 et suiv.
en langue vulgaire (araméenne ou grecque, selon les pays)^ Puis un membre de la communauté se faisait le commentateur de ce qu'on avait lu^ C'était Torigine de l'homélie et du sermon. Jésus et le christianisme sortirent de cet usage ^ Philon nous offrira les chefs-d'œuvre de cette exégèse improvisée, toujours pleine d'arbitraire et de subtilité, mais souvent aussi empreinte d'un grand amour de l'humanité et d'un haut sentiment moral. Le prédicateur comme le lecteur n'était pas un fonctionnaire officiel; chacun se donnait cette tâche, selon ses connaissances et l'inspiration du moment*. La séance se terminait par une bénédiction, prononcée par un membre de l'assemblée appartenant à la caste sacerdotale^, quand il y en avait. Tout le peuple répondait amen. La messe, on le voit, existait déjà virtuellement.
L'école était la conséquence de ces institutions religieuses, prodigieusement serrées. Dès le plus jeune âge, la Loi était enseignée à l'enfant comme
1. Mischna, Megilla,iy, 4, 6, 10; Zunz, p. 8; Schûrer, II, p. 380, 544.