‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 159 sur 274 · Berakoth, v, 4 ; Megilla, iv, 7, etc · texte numérisé non relu

Berakoth, v, 4 ; Megilla, iv, 7, etc

une discipline des plus sévères*. Les parents étaient avant tout chargés de ce soin ; mais il est probable que, de bonne heure, il y eut des maîtres d'école pour suppléer les parents ^ L'ignorant^ était méprisé et déclaré incapable d'être un homme pieux*. La religion était ainsi, comme aujourd'hui encore dans l'Orient musulman, une civilisation complète, embrassant et emprisonnant l'individu tout entier, délimitant son éducation de la manière la plus absolue.

Que de grandes choses créèrent ces vertueux sectaires, dont le monde ne s'occupait pas encore, mais qui préparaient l'avenir ! Le sabbat, jour de nourriture spirituelle (non plus seulement de repos corporel); l'homélie, la prédication familière, origine du ministère pastoral; l'église, grande école des choses de l'âme, source de consolation, de direction et de vie, l'école confessionnelle, avec sa culture étroite sans doute, mais forte et transmissible; tout cela fut l'œuvre de la diaspora juive, dégagée du culte absorbant de Jérusalem. L'usage des Juifs hellénistes consacra pour les lieux de

1. Sirach; Philon, Legatio, 16, 31; Jos., Ant, IV, viii, 12; Contre Apion, I, 12; II, 25; Vita^ 2; II Tim., m, 15.

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