‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 160 sur 274 · ynxn Di; = t^iciTYi · texte numérisé non relu

ynxn Di; = t^iciTYi

^. n^Dn y-iiXn ay ab. Aboth, ii, 5.

réunion sabbatique le mot de synagogue; le choix aurait pu se porter sur le mot que plus tard préférèrent les chrétiens, ecclesia^, L'Église donc est fondée ; or c'est par la fondation de l'Église que le judaïsme a fait sa révolution. L'antiquité n'eut d'analogue à l'Église que les collegia\ el les collegia n'aboutirent à rien de bien fécond. L'association religieuse, source de tant d'amélioration morale et de bonheur, est le don par excellence que le judaïsme a fait au monde.

L'association religieuse suppose un État qui laisse aux particuliers, en dehors de la politique, une grande liberté. L'empire romain commit la faute de ne pas se montrer assez large sous ce rapport; de là ces désolantes persécutions contre le christianisme, aggravées ensuite par les persécutions qu'exerça le christianisme devenu officiel. Le royaume des Ptolémées fut à cet égard un modèle ^ Sous la domination de la colonie grecque

1. La synagogue s'appelait aussi èxxXviota. Dans les traductions alexandrines, le motS^p est plus souvent rendu par èxxXr.aîa que par cuvtt'ywyTÎ. Voir Orig. du christ», II, 86; IV, 47-48. L'église, dans l'Orient arabe, s'appelle encore synagogue, iU^^XS.

2. Le mithriacisme seul, parmi ces cultes de petites chapelles, eut quelque succès.

3. Le récit de III Macch. est une fable imitée de Daniel. Voir ci-après, p. 239-240.

d'Alexandrie, comme sous celle des Anglais de Calcutta, les communautés les plus diverses vivaient indépendantes et heureuses. La vieille Egypte suivait le développement de sa chimère religieuse sans que rien interrompît ses rêves. Une sorte de christianisme allait y naître. Le gnosticisme y préparait ses bizarres évolutions. Au Muséon, la science positive jouissait de la plus entière liberté. Un État laïque et neutre jouait, au milieu de diversités ennemies, le rôle d'une inflexible impartialité.

Page 1