‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 165 sur 274 · Pseudo-Justin, Cohort. ad Grœcos · texte numérisé non relu

Pseudo-Justin, Cohort. ad Grœcos

A, Justin, Clément d'Alexandrie, Irénée, Tertullien, Origène, l'auteur de la Cohortatio ad Grœcos attribuée à Justin. Où ^h Çîvov sffiTTvcîa 0toij tou tt.v rpoi^TQTsîav (^e^YîxoToç xal tyiv Ipar.vetav cicvst IxXvjvwTiV TTpoçYjTeîxv svgp-^eraOai (Clem. Alex., Strom., I, 22). Cf. Talm. de Jér., Megilla, fol. 62, c. 4; Talm. de Bab., Megilla, fol. 9; Tract. Sopherim, c. 1.

breu ; plusieurs des passages dont on tirait les conséquences les plus triomphantes n^existaient que dans les contresens du grec. Le miracle des Septante prit place à côté de ceux de TAncien et du Nouveau Testament, comme une partie intégrante de l'Histoire sainte.

Devenue ainsi la base de Tapologétique chrétienne, la version alexandrine, à partir du second siècle, inspira aux Juifs une vive antipathie. Après l'avoir universellement admirée, ils la tinrent pour une œuvre de perversion ^ Un jeûne fut censé avoir été établi le 8 de tébeth, ce parce que ce jourlà la loi fut écrite en grec, du temps de Ptolémée; les ténèbres, à cette occasion, couvrirent le monde pendant trois jours" ». Ailleurs, le jour où les cinq vieillards écrivent la Loi en grec pour Ptolémée est présenté comme ayant été aussi funeste pour Israël que le jour où l'on fabriqua le veau d'or^ Depuis la période talmudique, d'ailleurs, les Juifs abandonnèrent l'usage du grec, et la version alexandrine tombe pour eux dans un complet oubli.

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