n parla, en outre, des Juifs dans ses autres écrits
2. Une forte objection contre l'authenticité du Hepl tou^'aîwv est que Josèphe en ignore l'existence. La citation Ant., I, xv n'est pas prise du iTspl iouJ'aîwv. On se demande donc si le nepl ioueJ'aîwv ne serait pas né, comme l'Exégèse d'Aristobule, dans le monde des apologistes du il» siècle de noire ère, non loin du milieu où vivait saint Justin. Dans cette hypothèse, tous les auteurs cités dans le nepl 'icu(5'aîwv seraient fabriqués par l'auteur même de la compilation apocryphe. Cela est très difficile à admettre à cause des consonances qu'ont ces auteurs dans Josèphe {Contt^e ApioUy I, 23; OaXnpeijç peut être une addition marginale passée dans le texte).
l'esprit. Fiers de leur littérature nationale comme ils Tétaient, et mis au courant de Tancienne ^ ^.térature grecque que les grammairiens d'Alexandrie connaissaient si bien (c'était le temps d'Aristarque, de Gratès de Mallos), les Juifs ne pouvaient manquer de comparer, et, naturellement, ils donnaient la préférence aux œuvres de leurs pères. Ils soutenaient que les écritshébreuxétaientles plus anciens, ce qui était vrai; mais ils en produisaient de bien mauvaises raisons. La grande objection des Hellènes était le peu de place que les Juifs occupaient dans les écrivains classiques de la Grèce, les seuls qui méritassent confiance ^ Pour réparer ce silence, qui nous étonne aussi, on inventa de toutes pièces une série de citations à l'avantage d'Israël. On soutenait que les anciens Grecs avaient connu et estimé les Juifs, qu'ils en parlaient comme d'un grand peuple, qu'ils en rapportaient des choses infiniment honorables. Tous les patriotismes intenses commettent de ces atteintes à la vérité. On citait, en particulier, Théophile, Théodote, Mnaséas, Aristophane, Hermogène,Evhémère, Conon, Zopyrion, Démétrius de Phalère ^ On avouait bien que ces mentions d'Israël dans l'antiquité grecque