‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 173 sur 274 · Jos., Contre Apion · texte numérisé non relu

Jos., Contre Apion

n'étaient pas aussi nombreuses qu'elles auraient dûTêtre. C'était l'effet d'une sorte de crainte, de timidité respectueuse comme celle qu'on éprouve devant les choses sacrées * ; le plus souvent c'était le fait d'une basse envie. Beaucoup de classiques avaient connu les Juifs, mais n'avaient pas voulu parler d'eux par un sentiment de jalousie ^ Oh ! les pervers! Pour réparer autant que possible les suites de cette conspiration du silence, on se mit à fabriquer des textes d'auteurs considérables en vue d'épauler cette histoire qui semblait dans le passé isolée comme un mur. Les païens ne voulaient que des autorités grecques^; on leur en fit. Puisqu'ils refusaient de reconnaître la vérité en hébreu, on leur fournit en grec des témoins qu'ils ne pussent récuser.

Du temps d'Alexandre et du premier Lagide, avait vécu un savant très estimé, Hécatée d'Abdère, dont les écrits sur l'Egypte, surtout, faisaient autorité. Dans ces écrits, il parlait des Juifs avec beaucoup de justice et d'impartialité. Gela engagea les faussaires juifs à le choisir pour leur

1. Pseudo-Aristéas, édit. Schmidt, p. 259. Cf. Eus., Prirp, evang., VIII, m, 3; Jos., Ant., XII, ii, 3.

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