‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 178 sur 274 · Orig, du christ.^ t. V, p · texte numérisé non relu

Orig, du christ.^ t. V, p

stention de nourritures impures, surtout du sang. C'est à quoi le christianisme bornera la religion dans ce qu'on appelle le concile de Jérusalem*. Même la circoncision, le sabbat, parties si essentielles du judaïsme proprement dit, étaient laissés àTécart^.

Alexandrie eut la gloire d'inaugurer ce mouvement, d'où sortiront le sibyllinisme, l'essénisme, le christianisme ^ Alexandrie se mettait ainsi à l'antipode de Jérusalem. L'idée de gagner un infidèle au judaïsme, en lui facilitant l'entrée et en faisant fléchir pour lui la rigueur de la Loi, eût paru une monstruosité en Judée. En Egypte, cette idée se faisait jour de to'ôes parts. Le Juif se contenta d'abord de proclamer l'excellence de sa Loi ; il n'y avait pas de conversions encore. Le prosélyte exista bientôt et porta dans la religion qu'il embrassait sa bonne volonté, sa tendresse de cœur, sa piété de néophyte.

Ce judaïsme simplifié, purement déiste et moral, était naturellement ami de la Grèce, et cherchait à se mettre d'accord avec elle. Le Juif de Palestine ignorait la Grèce ou la méprisait; le Juif d'Egypte

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