‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 210 sur 274 · II Macch., IV · texte numérisé non relu

II Macch., IV

assez de précautions. La circoncision était souvent, au gymnase, un objet de raillerie*. L*émulation que ces jeux entretenaient paraissait aux Israélites zélés une mauvaise chose et autant d'enlevé au sentiment des gloires nationales'.

La ville de Jérusalem se partageait ainsi en deux camps. Une moitié, affolée du désir d'imiter les usages grecs, ne négligeait rien pour gréciser ses allures, son costume, son langage. A ce parti grécomane, s'opposaient les gens pieux, à idées bornées, ceux qu'on appelait les hasidiniy hostiles à la civilisation grecque, même dans ses parties excellentes, n'écrivant qu'en hébreu ou en araméen et dans les cadres de l'ancienne littérature. Cette division profonde répondait à une aulre, plus profonde encore. La majorité de la communauté juive était fervente; mais il y avait aussi dans son sein beaucoup de tièdes, beaucoup de gens à peine juifs, ennemis de ce que le genre de vie selon la Thora avait d'étroit. Ce groupe indévot était une proie tout offerte à une propagande venant du dehors, surtout quand tous les courants du moment poussaient dans le même sens. Les hasidim, de

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