lIMacch., IV
leur côté, formaient une coterie, une « synagogue» tout à fait à part*.
La Thora exécutée comme une loi par une autorité civile juive devait faire quelque chose d'intolérable, et cela est tout simple, ce code étant une œuvre d*utopistes, de théoriciens d'une société idéale, non un droit coutumier formulé, réformé. On le vit bien sous les Asmonéens, quand le pouvoir de la nation appartint réellement à des Juifs. Au temps où nous sommes arrivés, il n'en était pas tout à fait ainsi ; mais peu s'en fallait. Les gouvernants perses et grecs se souciaient médiocrement des affaires de toutes ces communautés, si bien qu'elles devenaient des petits États tyranniques. Les choses se passaient 'comme dans les communautés de raïas de l'empire ottoman, où l'individu est sous le pouvoir absolu de son clergé. Un Juif pieux était donc régi par la Thora juive, admirable pour ses aspirations sociales, mais qui constituait à peu près le plus mauvais code qu'il y ait jamais eu. Cela faisait des situations impossibles. Il n'est pas surprenant que le droit grec, qui était, comme le droit romain, purement rationnel, offrît, selon plu-