Daniel, xi, 30, 39; 1 Macch., ii
reuse que Celse a décrite ^ A partir de ce moment, le renégat prenait un air crâne, se promenait partout en costume grec, s'attachait à réaliser en tout le type d'un Grec accompli, n'avait que du mépris pour les usages mosaïques et pour ses coreligionnaires arriérés.
On conçoit l'horreur et la douleur que THiérosolymite fidèle éprouvait à la vue d'un pareil être, souvent afFublé de titres officiels et largement rétribué pour son apostasie. De jour en jour, l'épidémie d'hellénisme sévissait; les modes d'Antioche se propageaient comme par enchantement; dans la ville, la majorité était gagnée aux nouveautés". L'avènement d'Antiochus, dont on connaissait probablement les idées, donna au parti grec une force invincible. Le grand- prêtre Onias III était le chef de la résistance ; c'était un homme pieux et ferme, qui, sous Séleucus Philopator, avait défendu énergiquement le trésor du temple^; son frère Jésus, qui, selon la mode des hellénisants, se faisait appeler Jason, était à la tête du parti grec. L'effort de ce parti consista dès lors à faire destituer Onias pour mettre en sa place Jason. Ce der-