Dan., IV
que les causes particulières, et néanmoins tout s'avance avec une suite réglée ^ »
L'histoire est, par conséquent, un processus^ qu'il faut expliquer, comme un tout vivant. Le Juif, à moitié fou, qui nous a dit, à cet égard, ses rêves, était fort inférieur aux Grecs pour la bonne qualité et la culture de l'esprit; mais la passion religieuse lui suggère ce que les Grecs n'eurent guère % le sentiment de l'humanité. Pour lui, le développement de l'humanité est un drame conduit par l'Éternel vers un certain but. La finalité de l'humanité, voilà ce qu'il voit, et en cela probablement il voit la vérité.
La théorie historique de Daniel a son point de départ dans le songe de Nabuchodonosor. Le roi a rêvé d'une statue colossale, dont la tête était d'or, la poitrine et les bras d'argent, le ventre et les hanches d'airain, les cuisses de fer, les pieds en partie de fer, en partie d'argile. Une pierre lancée sans le secours d'une main d'homme vient la frapper et la brise. La pierre qui avait frappé la statue devient une montagne qui remplit la terre. Ces quatre métaux sont quatre empires : l'empire assyrien, l'empire médo-perse, l'empire d'Alexan-