‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 259 sur 274 · Voir ci-après, p · texte numérisé non relu

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que prétende Josèphe, ne fut jamais grand-prêtre. On respectait probablement le titre officiel de Ménélas, mais sans souffrir qu'il exerçât ses fonctions. Antiochus V le fit conduire à Alep, oii il périt par le cruel supplice de la cendre. Il nomma en sa place un certain Iakim \ qui, selon la mode du temps, se faisait appeler Alcimus' (162). C'était un membre de la famille sacerdotale ^, un Juif philhellène et, ce semble, assez modéré. Il fit tout ce qu'il put pour la paix dans un temps où la haine des partis était portée au plus haut degré.

Ce que le fanatique, en effet, déteste le plus, c'est la liberté. Il aime bien mieux être persécuté que toléré; ce qu'il veut, c'est le droit de persécuter les autres. Juda Macchabée se tint toujours en dehors du régime nouveau. Il était en province, recueillant tous les fanatiques, reformant son armée. Le gouvernement syrien avait évidemment peu de développement dans ces régions. Il ne savait qu'envoyer des expéditions, frappant des coups temporaires ; puis il disparaissait, laissant le pays à ses habitudes invétérées. La machine séleucide

i. Pour Éliakim ou Joiaqim.

2. Jos., Ant., XII, IX, 7; II Macch., xiv, 3 et suiv. Selon une autre version (I Macch., vu, 9) Alcimus n'aurait été nommé que par Démétrius I**".

o. I Macch., VII, 14, quoi qu'en dise Josèphe.

se détraquait de plus en plus. Un an à peine après la paix religieuse conclue à Jérusalem, le débarquement de Démétrius, fils de Séleucus Philopator, avec quelques hommes à Tripoli suffit pour pj'ovoquer une révolution. Lysias et son pupille furent mis à mort par les soldats.

Le gouvernement d'Alcimus, dans de telles conditions, fut très faible. Les deux partis, helléniste ou modéré et patriote ou fanatique, se trouvaient en présence comme avant la guerre, se plaignant sans cesse Tun de Tautre. Il n'y avait horreurs qu'on ne dît d'Alcimus. Ce grand-prêtre indigne, suivant les piétistes, n'était entouré que d'impies et d'apostats. Alcimus, de son côté, accusait Juda de chercher à tuer, de chasser comme des bêtes les amis du roi. Dès les premiers jours du règne de Démétrius, ces plaintes arrivèrent à Antioche, et provoquèrent l'envoi d'un grand commissaire, Bacchide, homme du rang le plus élevé, que le roi chargea d'aller vérifier les faits, et soutenir avec un corps de troupes l'autorité d'Alcimus. Bacchide ne rencontra d'opposition décidée que chez Juda et ses partisans. Les hasidim, les scribes * se prêtèrent à un arrangement à l'amiable et n'élevèrent aucune

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