Ch. XIX, 18 et suiv
monde qui n'en valait vraiment pas la peine. En 148, Démétrius II, fils de Démétrius P% se proclame roi de Syrie, avec une armée de mercenaires Cretois. Jonathan fut fidèle à Bala, fit pour lui une assez belle campagne sur Jaffa, et se donna un vrai plaisir de Juif, celui de détruire le temple de Dagon^ Il gagna à la Judée, dans tous ces marchandages, l'ancienne ville philistine d'Ékron. Profitant des troubles du temps, il avait son idée fixe, qui était de faire passer l'autonomie d'Israël à travers les fentes d'un monde qui se disloquait de toutes parts. La citadelle de Jérusalem, toujours aux Syriens, était l'épine qui lui perçait le cœur. Il pensa que l'état d'anarchie où l'on était permettrait tout, et il entreprit le siège de la citadelle avec tous les moyens poliorcétiques du temps ^ Les apostats ou modérés, qui y avaient leur refuge, se virent perdus et prévinrent Démétrius II. L'audace de Jonathan, en cette circonstance, faillit le perdre. Démétrius, irrité, se rendit en hâte à Acre, ordonna à Jonathan de lever le siège et le manda près de lui. Jonathan fit suspendre les opérations % et alla,