‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 27 sur 274 · Néh., XII · texte numérisé non relu

Néh., XII

La nécessité de venir à Jérusalem pour le pèlerinage amenait des voyages périodiques pleins de charme. Les Siréham-maaloth^ sont peut-être de ce temps. Ce sont de petits poèmes achevés de forme, déhcieux de poésie, d'un charme religieux qui a vaincu les siècles. On les chantait en chœur, ou plutôt en canon, ce qui explique les répétitions % les reprises de mots, les entre-croisements, les apparentes transpositions de membres de phrases qu'on y remarque. Les ai^tistes manquant de pain qui firent ces bijoux de langue et de sentiment valaient sûrement les poètes admirables qui, vers la même époque, composaient le trésor de la lyrique dorienne, c'est-à-dire l'œuvre la plus accomphe du génie grec ^

1. Cantica gradaum. L'origine de cette dénomination est inconnue.

2. Par exemple, Ps. cxxiv, 1-2. Et encore les copistes en ont supprimé beaucoup.

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