T. III, p. 63-64, 206 et suiv
2. Aggée, ch. ii, suppose les règles lévitiques, notamment Lévit., VI, 20.
eurent sûrement la plus grande influence sur la restauration du culte. On fit et surtout on imagina des splendeurs à bon marché; on para aux difficultés en supposant le programme de ces magnificences édicté du vivant de Moïse, en plein désert'. L'époque de Zorobabel el de Josua fils de Josadaq fut si pauvre à tous les égards, les écrits d'Aggée et de Zacharie dénotent une si grande inhabileté, que d'abord on ne se sent pas porté à regarder ce moment comme celui où les lois sacerdotales et lévitiques furent en masse rédigées. Mais il y avait dans le travail littéraire de ces temps des ordres fort divers. Certes, si l'on voulait voir dans une pareille œuvre de rédaction la main du grand-prêtre Josua lui-même, on pourrait faire valoir autant d'arguments pour cette supposition que pour toute autre hypothèse. Autant la conjecture est légitime quand elle se fonde sur des indices, autant elle est oiseuse quand les données essentielles font défaut. Ces descriptions des habits sacerdotaux, par exemple, faites avec tant d'emphase, sont-elles l'ouvrage des rêveurs de l'école d'Ézéchiel, à qui il n'en coûtait rien de les faire étincelantes de pierreries, ou bien des pre-