‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 53 sur 274 · NEHEMIE. LES MURS DE JERUSALEM · texte numérisé non relu

NEHEMIE. LES MURS DE JERUSALEM

Pendant que ce travail silencieux s'accomplissait en Judée, les dispersés d'Orient suivaient des voies assez diverses, selon leur degré de piété. Les uns s'attiédissaient de jour en jour ou en venaient aune sorte de déisme ^ D'autres gardaient soigneusement le dépôt du iahvéisme, et s'intéressaient vivement à ce qui se passait à Jérusalem. Il était écrit que ces retardataires rejoindraient un jour la masse pieuse qui déjà chantait les louanges de lahvé sur la colline de Sion. En 518, nous avons vu une ambassade de Juifs considérables établis en Babylonie et portant de beaux

1. Le livre de Jonas vient peut-être de cette direction, qui fut celle d'un petit nombre, mais fdt sûrement représentée. Voirt. III, p. 509 et suiv.

noms chaldéens, aller faire leurs dévotions à Jérusalem et poser aux anciens la question si, après ce qui s'était accompli, le jeûne devait encore être maintenu*. Vers le même temps, de riches Babyloniens apportent beaucoup d'or à Jérusalem- et contribuent peut-être au renversement ou à l'expulsion de Zorobabel.

A quelques égards, il semble que les familles restées en Babylonie étaient plus riches et plus cultivées que celles qui avaient pris le parti du retour. Les études sur les anciens textes, notamment sur les textes législatifs, étaient, dans ces familles réglées, retirées, vivant à partde la population du pays, au moins aussi suivies qu'à Jérusalem. On possédait en Babylonie plus de pages de l'ancienne littérature qu'à Jérusalem, et on les commentait avec passion. Les soferim étaient nombreux. A côté du prêtre, commençait à apparaître le docteur, sous le nomà^rnébin « celui qui explique [laLoi] » ; c'était comme un titre officiel ^ La qualification de sofer mahir *, conçue par allusion à un ancien poème % impliquait des habitudes de

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