Ps. XLV
plume que la vie tout à fait pauvre de Jérusalem ne permettait guère. La longueur du temps y aida beaucoup. Près de cent ans s'écoulèrent avant que le judaïsme oriental cessât d'envoyer à Jérusalem des renforts souvent plus énergiques que la partie déjà réintégrée. D'importants changements intellectuels et moraux se produisirent durant cet intervalle. Le calme de l'Orient sous ces longs règnes prospères de Darius, deXerxès, d'Artaxerxès Longuemain permit des développements sédentaires suivis. Les rapports avec l'Iran furent très peu considérables. Les grandes évolutions de la religion iranienne sont postérieures au moment où nous sommes. Un seul emprunt, une fête profane, celle du nouvel an*, fut fait, à cette époque ancienne, aux habitudes de la Perse ^ Israël, comme au temps de la captivité, se renfermait obstinément dans sa littérature, dans son passé.
La proximité du pouvoir achéménide central faisait surtout l'avantage des Juifs d'Orient. Suse et les anciennes capitales étaient des sources de faveurs et de richesses, que le Juif ne négligeait pas. Être le chef d'une grande maison féodale,