‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 56 sur 274 · Voir ci-après, p. 78, note · texte numérisé non relu

Voir ci-après, p. 78, note

2, Daniel, Zorobabel (Jos., Ant., XI, m, 1).

de ces relations de valetaille ; il y a des gens pour vous dire qu'ils ont été en rapport avec le roi ou le président de la République, parce qu'ils ont une lettre d'un sous-préfet. Les Juifs étaient fiers de tout ce qui, en apparence, les rapprochait du gouvernement; ils s'en vantaient pour faire croire qu'ils étaient puissants, et, trop souvent, ils s'en autorisaient pour vexer leurs ennemis.

Entre tous les pouvoirs que Néhémie disait tenir du roi des rois, il en était un qui devait avoir pour ses compatriotes un prix inestimable : c'était celui de rebâtir les murs de Jérusalem. Jérusalem, depuis quatre-vingt-dix ans, se trouvait à l'état de ville ouverte, ce qui amenait, de la part des peuples voisins, de fréquentes railleries, qui étaient fort sensibles aux patriotes juifs. Le périmètre de l'ancien mur était visible encore aux tas de pierres descellées. Il y avait des endroits, en particulier vers Siloah, où l'on ne pouvait passer. Dans d'autres, il n'y avait guère que des brèches à réparer. Néhémie nous a raconté lui-même, si ses Mémoires sont authentiques, la première visite de nuit qu'il fit à ce champ de ruines *.

J'arrivai à Jérusalem, et, quand j'y eus passé trois jours, je me levai de nuit avec un petit nombre d'hommes, sans dire à per-

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