‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 84 sur 274 · Voir t. m, p. 435, note · texte numérisé non relu

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semblable que d'attribuer à un scribe sans talent une œuvre d'une pareille importance. Ce qui est possible, probable même, c'est qu'Esdras ait eu la main dans la rédaction des dernières additions rituelles et lévitiques. De même que le pacte de Josias entraîna la création de nouveaux textes légaux, de même on doit supposer que le pacte de Néhémie, peu distinct de celui d'Esdras, mit sa marque dans la Thora*. Un grand nombre de règles n'étaient pas rédigées, ou l'étaient d'une manière sporadique, comme des lois isolées. Même quand laThora de lahvé eut absorbé presque toute la conscience religieuse d'Israël, l'unité du livre n'était pas encore solidement établie. Les exemplaires étaient extrêmement rares ; il n'y en avait pas deux qui fussent identiques. Pour plusieurs Judéens, la Thora, c'était le Deutéronome seul. Pour d'autres, c'était le conglomérat datant d'Ézéchias, ayant englobé sous Josias le Deutéronome et plusieurs Novelles lévitiques. Pour d'autres, c'était quelqu'un de ces petits recueils qui avaient la prétention de résumer les révélations faites à Moïse au Sinai^

1. Remarquez la similitude des prescriptions ezraïques (Néh., X, xn; ci-après, p. 123 et suiv.) avec celles du code lévitique.

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